Module 6 : Démarche de biologie fonctionnelle : troubles neuropsychiques et métaboliques Bruno Mairet

Objectifs pédagogiques :

  • Bien connaitre les principales analyses nutritionnelles et fonctionnelles du pôle neuropsychique, hormonale et métabolique.
  • Savoir quand les utiliser et comment les mettre en relation avec la clinique.
  • Apporter des repères pratiques pour se lancer dans la réalisation de ces analyses.
  • Comprendre leur complémentarité avec toutes les autres explorations fonctionnelles : intestin, inflammation.

Module 5 : Démarche clinique fonctionnelle : troubles neuropsychiques et métaboliques par Guénaëlle Abéguilé

Objectifs pédagogiques :

  • Savoir identifier et comprendre l’impact des dysfonctions mitochondriale, thyroïdienne et l’insulino résistance
  • Comprendre l’interaction entre les différents acteurs du métabolisme énergétique : mitochondrie thyroïde et insuline
  • Savoir proposer un protocole nutritionnel et micronutritionnel adapté pour prendre en charge les dysfonctions retrouvées
  • Comprendre l’impact de l’écosystème intestinal et de la neuro inflammation sur la santé neuropsychique
  • Savoir identifier les dysfonctions hormonales qui influencent nos biorythmes
  • Savoir identifier les déficits des neurotransmetteurs agissant sur notre santé psychique
  • Être capable de proposer un protocole nutritionnel et micronutritionnel adapté aux dysfonctions identifiées

Module 4 : Démarche de biologie fonctionnelle : troubles immuno-inflammatoires par Bruno Mairet

Objectifs pédagogiques :

  • Apprendre le raisonnement en biologie fonctionnelle face à la problématique inflammatoire
  • Bien connaitre les principales analyses nutritionnelles et fonctionnelles de l’inflammation et de ces conséquences
  • Apporter des repères pratiques pour se lancer dans la réalisation de ces analyses
  • Indications, interprétation et place de ces analyses dans la consultation

Module 3 : Démarche clinique fonctionnelle : troubles immuno-inflammatoires par Guénaëlle Abéguilé

Objectifs pédagogiques :

  • Comprendre l’impact de notre alimentation sur la réponse immuno-inflammatoire
  • Savoir identifier la présence et la nature d’un troubles immuno-inflammatoires chez notre patient
  • Comprendre les conséquences de ces troubles
  • Savoir déterminer les causes de ces troubles
  • Être en mesure de proposer une prise en charge nutritionnelle et micronutritionnelle adaptée- individualisé et précise en fonction du trouble et de ses causes

Module 1 : Démarche clinique fonctionnelle : troubles de l’écosystème intestinal et de la détox par Guénaëlle Abéguilé

Objectifs pédagogiques :

  • Comprendre l’importance de l’optimisation des fonctions digestives- microbiote et détoxication
  • Être capable d’évaluer l’altération de ces fonctions
  • Savoir déterminer les causes de ces altérations
  • Comprendre les conséquences de ces altérations
  • Savoir distinguer par la clinique les dysbioses de fermentation, de putréfaction, les candidoses et SIBO
  • Être capable de proposer une prise en charge adaptée

Module 6 : Démarche de biologie fonctionnelle : troubles neuropsychiques et métaboliques – Par Bruno Mairet

Objectifs pédagogiques :

  • Bien connaitre les principales analyses nutritionnelles et fonctionnelles du pôle neuropsychique, hormonale et métabolique.
  • Savoir quand les utiliser et comment les mettre en relation avec la clinique.
  • Apporter des repères pratiques pour se lancer dans la réalisation de ces analyses.
  • Comprendre leur complémentarité avec toutes les autres explorations fonctionnelles : intestin, inflammation.

Module 5 : Démarche clinique fonctionnelle : troubles neuropsychiques et métaboliques – Par Guénaëlle Abéguilé

Objectifs pédagogiques :

  • Savoir identifier et comprendre l’impact des dysfonctions mitochondriale, thyroïdienne et l’insulino résistance
  • Comprendre l’interaction entre les différents acteurs du métabolisme énergétique : mitochondrie thyroïde et insuline
  • Savoir proposer un protocole nutritionnel et micronutritionnel adapté pour prendre en charge les dysfonctions retrouvées
  • Comprendre l’impact de l’écosystème intestinal et de la neuro inflammation sur la santé neuropsychique
  • Savoir identifier les dysfonctions hormonales qui influencent nos biorythmes
  • Savoir identifier les déficits des neurotransmetteurs agissant sur notre santé psychique
  • Être capable de proposer un protocole nutritionnel et micronutritionnel adapté aux dysfonctions identifiées

Module 4 : Démarche de biologie fonctionnelle : troubles immuno-inflammatoires – Par Bruno Mairet

Objectifs pédagogiques :

  • Apprendre le raisonnement en biologie fonctionnelle face à la problématique inflammatoire
  • Bien connaitre les principales analyses nutritionnelles et fonctionnelles de l’inflammation et de ces conséquences
  • Apporter des repères pratiques pour se lancer dans la réalisation de ces analyses
  • Indications, interprétation et place de ces analyses dans la consultation

J’ovule donc je suis ! par Guénaëlle Abéguilé

Les menstruations sont souvent des périodes non confortables pour la femme. Leur caractère imprévisible, la sensation d’être sale, la peur de tâcher son pantalon, l’état de fatigue, de douleurs ou éventuellement d’irritabilité qui peuvent accompagner cette période sont souvent mal vécues…

A quoi sont dues les menstruations ?

Les menstruations sont la conséquence de la chute de 2 hormones en fin de cycle menstruel, les œstrogènes et la progestérone. Elles correspondent à la desquamation de la couche fonctionnelle de l’utérus. Les règles sont donc un mélange de sang et de muqueuse utérine. Cette muqueuse se développe sous l’effet des œstrogènes, lors de la première phase du cycle, celle qui précède l’ovulation, appelée phase folliculaire. Les œstrogènes ont donc un rôle prolifératif, ils favorisent les divisions cellulaires des cellules oestrogéno-dependantes dont font partie les cellules de la paroi utérine.

La progestérone, quant à elle, est produite par le corps jaune provenant de la transformation du  follicule ovarien après l’ovulation, pendant cette période appelé phase lutéale. La progestérone permet de stopper le développement de la muqueuse utérine et de la préparer à une éventuelle grossesse. Le corps jaune produit alors des œstrogènes et de la progestérone pendant une période de 11 à 16 jours avant de s’atrophier et d’entrainer une chute hormonale en l’absence de fécondation. C’est cette chute hormonale qui entraine les menstruations.

Les règles sont donc la preuve que j’ai ovulé ?

Oui, les règles n’apparaissent que chez les femmes ayant des cycles ovulatoires. Sans ovuler, la femme peut toutefois saigner pour d’autres raisons, ce ne sont donc pas des menstruations. La présence de saignements n’indique alors pas toujours qu’il y a eu ovulation.  

C’est d’ailleurs ce qui se passe lorsqu’elle prend une pilule contraceptive de manière séquentielle : La chute d’hormones synthétiques à l’arrêt de la pilule entraine, non pas des menstruations, mais des saignements de privation. En effet la pilule empêche le développement de  la couche fonctionnelle de l’utérus, il n’y a donc pas de menstruations possibles.

C’est pour cela que j’ai moins mal pendant mes saignements lorsque je prends la pilule ?

Les femmes souffrant de règles douloureuses, d’endométriose ou d’autres troubles hormonaux tels que l’acné androgénique ou le Syndrome des ovaires polykystiques, se verront en effet, souvent proposer la pilule contraceptive en solution magique! En apportant des hormones de synthèse, la pilule bloque l’ovulation, donc adieux les troubles hormonaux! … C’est sans considérer que la pilule ne résout absolument pas les dysfonctions à l’origine de ces troubles. Pire, elle en créera d’autre en perturbant notre fonctionnement hormonal, bien au-delà des hormones sexuelles et en causant de nombreuses carences en micronutriments. En effet, le fonctionnement des glandes thyroïdiennes et surrénaliennes pourront également être impacté par ce perturbateur endocrinien. S’en suit des troubles physiques et psychiques, effet secondaires bien connu, pourtant pas toujours reconnu des contraceptions hormonales.

La pilule n’est bien sûr pas la seule cause d’anovulation ou de dysovualtion. Le stress, les perturbateurs endocriniens, les dysfonctions métaboliques, les dysfonctions hormonales, l’insuffisance de cholestérol, l’excès de sport, la maigreur peuvent également perturber nos cycles menstruels. L’ovulation peut alors être considérée comme un signe de bonne santé physique et psychique.

Mais pourquoi devrai-je ovuler si je ne souhaite pas de bébé ?

En consultation, mes patientes sont souvent surprises par ma volonté de les faire ovuler correctement en dehors des désirs de procréation.

Elles ont parfois souffert de règles douloureuses, de troubles du comportement ou d’acné autour des périodes de menstruations. D’autres voient dans la pilule un confort, celui de pouvoir anticiper voir contrôler leur menstruations… qui… vous l’aurez compris, n’en sont pas. Elles sont donc parfois réticentes à renouveler l’expérience de l’ovulation. Et pourtant, tous ces signes dont elles ont souffert m’indiquent l’existence d’une dysfonction.  La pilule ne prend en charge que le symptôme en laissant les mécanismes physiopathologiques gagner du terrain en silence. Ces dysfonctions pourraient pourtant trouver des solutions fonctionnelles efficaces et physiologiques si nous prenions le temps d’évaluer les mécanismes à leur origine. En prime, la prise en charge des dysfonctions permet l’apparition d’effets secondaires très positifs !

Que peut m’apporter une belle ovulation ?

L’ovulation est le processus ultime d’une cascade d’évènements. Elle est déclenchée par le pic de sécrétion d’une hormone de l’hypophyse appelée hormone lutéinisante ou LH. Cette hormone est sécrétée lorsque le taux d’œstrogène, hormone ovarienne est suffisamment élevé. Celle-ci sera suffisamment élevée si et seulement si une autre hormone hypophysaire, la FSH, est présente en quantité suffisante. Avant et autour de l’ovulation, nous avons donc un taux d’œstrogène élevé.

Mais les œstrogènes c’est dangereux pour ma santé ?!

Ce qui est dangereux c’est lorsqu’ils sont en excès ou lorsqu’il n’y a pas suffisamment de progestérone pour contrebalancer leurs effets. On parle alors de déséquilibre oestro-progestatif.  Dans ces situations, on peut avoir des règles douloureuses, abondantes et majorer les symptômes de l’endométriose ou même favoriser un cancer hormono dépendant. D’où la crainte des œstrogènes. Mais si vous ovulez bien, votre progestérone sera optimale et vous protègera !

Malgré leur mauvaise réputation, les œstrogènes sont des supers hormones qui font de vous des femmes formidables ! Ils renforcent vos os, vous protègent des risques cardio-vasculaires, améliorent votre métabolisme, votre fertilité, vous rendent plus combative. Par ailleurs ces hormones sculptent vos courbes féminines, lissent votre peau, améliore votre libido, votre assurance et votre sensualité. Les études montrent mêmes que les hommes sont plus attirés par les femmes lorsque leur taux d’œstrogène est au plus haut!

Et la progestérone dans tout cela ?

La progestérone sera donc sécrétée après l’ovulation. Elle ne sera présente en quantité suffisante que si vous avez une ovulation de qualité. Et vous aurez compris, pour avoir une belle ovulation, il faut suffisamment d’œstrogène…

Pas d’œstrogènes, pas d’ovulation et pas d’ovulation, pas de progestérone !

La progestérone est tout d’abord un grand régulateur hormonal. Elle contre balance les effets des œstrogènes, elle vous protège donc de leur potentiels effets délétères qui font si peur.  Elle module également les androgènes qui sont nos hormones masculinisantes responsables, lorsqu’ils sont en excès de l’hirsutiusme, de l’acné et du syndrome des ovaires polykystiques.  La progestérone module également la prolactine et favorise la conversion des hormones thyroïdiennes T4 inactives et T3 actives.  En permettant l’obtention d’un  bon taux de progestérone, une belle ovulation optimise alors  le fonctionnement du système endocrinien dans sa globalité !

Comme les œstrogènes, la progestérone favorise également la solidité de l’os et la santé cardiovasculaire. Au niveau neuropsychique, la progestérone fera de vous en phase folliculaire des femmes zen et sereines grâce à leur action anxiolytique et sérotoninergique. Enfin la progestérone à un effet anti diurétique et favorise la nidation de l’embryon en cas de fécondation.

En cas de progestérone basse, pouvant résulter d’une ovulation non fonctionnelle, les signes de dominance œstrogénique apparaitront. Ceux-ci peuvent être à l’origine du panel de symptômes accompagnant le syndrome prémenstruel, tel que l’irritabilité, les tensions mammaires, la rétention d’eau ou encore de maux de tête. Cette situation majore également les risques de développement des pathologies hormono dépendantes.

 

En empêchant le déroulement de la cascade d’évènements à l’origine de l’ovulation, la pilule contraceptive ou autre contraception hormonale prive la femme de ce qui fait d’elle une femme. Des femmes combatives mais sereines, des femmes actives mais douces, des femmes avec une bonne santé osseuse et cardio vasculaire…

Alors ovulons bien parce que nous le valons bien !

Guénaëlle Abéguilé