Le terrain génétique de la fonction thyroïdienne : Aller au-delà de la DIO2 ! par Bruno Mairet

Si vous êtes intéressés par les troubles fonctionnels de la thyroïde, nul doute que vous avez connaissance de la nécessaire conversion de l’hormone thyroïdienne appelée T4 en T3. Cette réaction biochimique que l’on peut considérer comme une « activation », est en effet essentielle pour une bonne activité biologique thyroïdienne, cette dernière étant majoritairement portée par l’hormone T3. Des enzymes clé, appelées désiodases (car elles retirent un atome d’iode à la T4), sont mobilisées pour effectuer ce « switch » T4 /T3. On entend très souvent parler de la DIO2 (désiodase de type 2), et de son potentiel polymorphisme affectant cette conversion.

C’est une bonne chose que d’évoquer un polymorphisme génétique pouvant affecter un terrain fonctionnel thyroïdien, mais malheureusement le sujet est souvent caricaturé.  C’est l’objet de cet article de dénoncer cela.                                          

Les polymorphismes génétiques

Comme toutes les protéines, les enzymes désiodases sont sujettes à des variabilités inter-individuelles de leur structure que l’on appelle des polymorphismes (morphe = forme ; polymorphe = plusieurs formes) qui peuvent conduire à des modifications de leurs activités biologiques. Ainsi, d’un individu à un autre, les mêmes enzymes n’ont pas le même potentiel. En réalité, l’origine de cette variabilité, de ce polymorphisme, se retrouve en amont au niveau des gènes. En effet, un petit changement d’un seul nucléotide (on appelle cela un SNP, pour Single Nucleotide Polymorphism) sur un gène, peut induire le changement d’un acide aminé dans la séquence de la chaine peptidique et affecter en conséquence sa structure et sa fonction. Pour reprendre notre exemple, un SNP sur le gène de la DIO2, peut affecter la structure de l’enzyme DIO2 et la rendre moins fonctionnelle pour la conversion T4 en T3.

Attention : un polymorphisme peut en cacher un autre !

Certains individus sont porteurs de ce polymorphisme du gène de la DIO2 et les études montrent que leur taux de T3 libre circulant est plus basse que ceux qui ne sont pas porteurs de ce SNP. Ainsi, dans une démarche de santé fonctionnelle, face à un patient en hypothyroïdie clinique fruste, on peut souhaiter, en complément du classique bilan thyroïdien (TSH ; T4/T3 ; iodurie ; sélénium ; Zinc ; Ferritine …) rechercher un statut DIO2 avec un test de génétique fonctionnelle. Presque tous les laboratoires de biologies micronutritionnelles et fonctionnelles proposent cette recherche du principal SNP de la DIO2. La mise en évidence d’un polymorphisme affectant l’activité de la DIO2 (exemple rs225014) peut conduire à orienter et personnaliser la prise en charge. Dans un tel cas de figure, on sera par exemple d’autant plus vigilant à l’optimisation des cofacteurs de conversion (notamment le sélénium). On pourra être aussi plus prompt à l’usage de phytothérapie stimulant la conversion T4 en T3 (exemple Commiphora mukul dit guggul), voire à se tourner plus rapidement vers des extraits thyroïdiens (exemple Suprathyroïde de Nutrilogics ou GTA de Biotics Research). Et bien d’autres choses encore.

NĂ©anmoins ce qui est surtout discutĂ© en cas de SNP de la DIO2 c’est l’utilisation, lorsqu’un mĂ©dicament pour la thyroĂŻde apparait nĂ©cessaire, de formules pharmaceutiques associant T4/T3 (exemple Euthyral). Des Ă©tudes montrent en effet que les patients prĂ©sentant un SNP DIO2 rĂ©pondent moins bien au traitement par T4 seule (Levotyrox ; …).

Ce raisonnement est certes intéressant, car il prend en compte le terrain génétique fonctionnel d’un patient, mais il est cependant trop réducteur.

Il faut en effet comprendre qu’il est peu fréquent en génétique fonctionnelle de pouvoir raisonner à partir d’un seul SNP ! L’exploration d’un terrain génétique est souvent plus complexe. Voyons pourquoi. Les systèmes biologiques (et notamment hormonaux) dépendent de très nombreuses enzymes, de transporteurs ou de récepteurs, etc. Chaque gène codant pour ces différentes protéines est potentiellement soumis à des variations (SNP) plus ou moins impactantes au niveau fonctionnel. Ainsi pour la dynamique des hormones thyroïdiennes, il existe de très nombreux polymorphismes qui peuvent compenser le SNP principal de la DIO2 (voir illustration)

Par exemple, des SNP affectant une autre désiodase appelée DIO1 peuvent induire une activation fonctionnelle de la conversion T4 en T3 et ainsi partiellement compenser le SNP de la DIO2 (qui provoque, lui, rappelons-le, une moins bonne conversion) ! D’autre SNP vont par exemple affecter les taux de TSH, la synthèse de T3r, les taux de T4, etc.

Ainsi, il peut être en réalité complexe de prévoir la résultante fonctionnelle de cet ensemble de variants génétiques dont peut être porteur un individu.

Une notion fondamentale en génétique fonctionnelle : la pénétrance

Dans le cas où le variant de la DIO2 est compensé par d’autres variants (exemple DIO1), on dit qu’il y a une pénétrance incomplète (voire une absence de pénétrance) du polymorphisme. Cette notion de pénétrance est fondamentale à prendre en compte lorsque l’on s’intéresse à la génétique fonctionnelle.

Un autre exemple. Le cytochrome CYP3A4 participe à la détox de très nombreux médicaments et xénobiotiques. Chez certains individus, des SNPs peuvent affecter l’activité du CYP3A4 et donc impacter la détox. En disposant uniquement de ce polymorphisme CYP3A4 chez un patient, on pourrait conclure à une mauvaise capacité de détox. Cependant, la détox est un processus très complexe et certains autres SNPs sur d’autres gènes d’enzymes de détox (notamment sur le CYP3A5) peuvent compenser cette dysfonction du CYP3A4 en prenant davantage en charge, à sa place, les toxiques à éliminer. On parle ainsi de pénétrance incomplète du polymorphisme du CYP3A4.

Un dernier exemple bien connu. Le principal polymorphisme du gène de la lactase (le rs4988235- qui est en réalité un polymorphisme de son gène régulateur) induit une perte de synthèse de la lactase à l’âge adulte avec en conséquence une potentielle intolérance au lactose. En réalité, la pénétrance du polymorphisme est incomplète : il existe des personnes qui sont génétiquement intolérantes au lactose (on parle de génotype d’intolérance) et qui pourtant tolèrent plus ou moins le lactose (on parle de phénotype de tolérance).

Ces exemples sont donnés pour démontrer que les interprétations de génétique fonctionnelle ne peuvent pas, la plupart du temps, se baser sur un seul SNP, car il existe souvent des différences importantes entre ce qu’un SNP nous prédit (génotype) et la dynamique fonctionnelle du patient (phénotype).

Ainsi, prendre en compte le terrain de génétique fonctionnelle peut être certes très intéressant et conduire à une adaptation de la prise en charge, mais il faut faire des recherches de SNPs élargies, et (la plupart du temps) ne pas se contenter d’un seul polymorphisme.

Les recherches de SNPs multiples ou les scores polygéniques

Les laboratoires de biologie fonctionnelle en France, Suisse ou Belgique, proposent la plupart du temps des SNPs isolés en plus de leurs panels d’analyses : DIO2 ; LTC ; MTHFR ; FUT2 ; COMT ; AOC1…

C’est une base, mais elle est souvent insuffisante.

Dans de nombreux cas, il faudra se tourner vers des laboratoires américains (comme Selfdecode ou Tellmegen) pour faire des analyses exhaustives de génétique fonctionnelle.

Pour reprendre notre exemple de la thyroïde, ce n’est qu’avec une recherche élargie pratiquée dans ces laboratoires qu’on aura une vision globale de tous les potentiels SNP impactant la fonction thyroïdienne.

La DIO2 est un SNP de la thyroïde parmi d’autres. Il est certes nécessaire de l’avoir, mais en aucun cas il n’est suffisant pour une bonne compréhension d’un terrain génétique fonctionnel.

Seule une vision de l’ensemble du terrain (résultant de ce que l’on appelle un score polygénique) pourra nous permettre de raisonner correctement (faiblesse de génétique fonctionnelle thyroïdienne ou pas ?) en donnant toujours, bien sûr, la priorité à la clinique comme aime à nous le rappeler notre expert thyroïde le Dr Stéphane Résimont !

Par Bruno Mairet

Bruno Mairet est l’auteur du Best-Seller « Maitrisez votre protocole santé » aux Editions Résurgence. Il a créé une formation de génétique fonctionnelle chez DFM formations.

Son prochain livre consacré à la génétique fonctionnelle est à paraitre aux éditions Résurgence en 2027.

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Ma dysbiose est génétique, mais je me soigne par Bruno Mairet

La dysbiose

Voici un terme que vous avez sans doute dĂ©jĂ  lu ou entendu si vous vous intĂ©ressez Ă  la santĂ© intestinale. L’usage de ce mot a Ă©tĂ© largement dĂ©veloppĂ© avec les rĂ©centes dĂ©couvertes sur le microbiote. En effet, la dysbiose est dĂ©finie comme un dĂ©sĂ©quilibre quantitatif ou qualitatif du microbiote. Pour simplifier Ă  l’extrĂŞme une situation très complexe (il y a plus de 400 espèces bactĂ©riennes dans un Ă©quilibre très subtil dans notre intestin) disons que la dysbiose peut se manifester notamment par une  perte de diversitĂ© bactĂ©rienne, une disparition de « bonnes » bactĂ©ries  ou une augmentation d’une flore pathogène. Ces dĂ©sĂ©quilibres sont  associĂ©s Ă  des consĂ©quences très nĂ©fastes pour la santĂ©. Le terme dysbiose s’oppose Ă  celui moins connu, d’eubiose, qualifiant un microbiote intestinal « sain ». Les causes de la dysbiose sont multiples et bien connues. Stress, alimentations inadaptĂ©es, prise de certaines classes de mĂ©dicaments (notamment antibiotiques, inhibiteurs de sĂ©crĂ©tion gastrique, IPP ), dysfonctions gastriques, biliaires, mĂ©nopause, alcools, sports intensifs, toxines, polluants… Savez-vous que des facteurs gĂ©nĂ©tiques peuvent ĂŞtre aussi impliquĂ©s ? J’entends dĂ©jĂ  certains se demander : « mais pourquoi consacrer un article Ă  cela ? » Ă€ quoi bon savoir que nos douleurs intestinales, nos problèmes de constipations rĂ©currentes, nos lourdeurs digestives chroniques sont gĂ©nĂ©tiques ? » Certains diront mĂŞme que c’est contre-productif, puisque c’est une fatalitĂ© contre laquelle nous ne pouvons rien. Cela peut mĂŞme dangereusement conduire Ă  une dĂ©responsabilisation, Ă  ce que l’on pourrait appeler de « bons prĂ©textes gĂ©nĂ©tiques »: « je n’y peux rien c’est gĂ©nĂ©tique, pourquoi changer mon mode de vie?! ». Alors ne vaut-il mieux pas ne pas s’occuper de gĂ©nĂ©tique, et agir sur les facteurs qui sont Ă  notre portĂ©e, c’est-Ă -dire une bonne partie de ceux que nous avons Ă©voquĂ© quelques lignes plus haut ? Cela parait Ă©vident et plein de bons sens. Mais ce n’est plus vrai au XXIe siècle. Voyons cela de plus près.

Polymorphisme génétique

Je tiens Ă  prĂ©ciser que je laisse ici de cĂ´tĂ© l’Ă©pigĂ©nĂ©tique. J’ouvre d’ailleurs une petite parenthèse sur ce sujet qui est certes passionnant, très mĂ©diatisĂ©, responsabilisant aussi (je peux changer malgrĂ© mes gènes !), mais aussi malheureusement trop vite rĂ©cupĂ©rĂ© par des laboratoires irresponsables. Dans un rĂ©cent congrès de naturopathie, une communication proposait de « tester notre Ă©pigĂ©nome » Ă  partir de nos cheveux ! Soyons sĂ©rieux, l’Ă©pigĂ©nĂ©tique est une science  très complexe, pratiquĂ©e dans des laboratoires de pointe et très loin d’ĂŞtre accessible Ă  la routine d’une pratique de naturopathie/micronutrition ! Au mieux peut-on aujourd’hui proposer des produits qui facilitent un processus biochimique appelĂ© mĂ©thylation dont on sait qu’il joue un rĂ´le clef dans l’Ă©pigĂ©nĂ©tique. Mais lĂ  encore les laboratoires qui vendent ces produits en clamant leur « action Ă©pigĂ©nĂ©tique », sont essentiellement dans du marketing, en surfant sur un terme très tendance. Fermons la parenthèse « épigĂ©nĂ©tique » et ouvrons en une plus accessible Ă  la pratique : le polymorphisme gĂ©nĂ©tique.

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Autant le terme « épigĂ©nĂ©tique » est maintenant assez connu, autant celui de « polymorphisme » est rarement Ă©voquĂ©. Et pourtant il s’agit de quelque chose de très important Ă  connaitre avec des consĂ©quences potentielles sur la prise en charge. De quoi s’agit-il ? Il s’agit le plus souvent de variations gĂ©nĂ©tiques mineures touchant un seul nuclĂ©otide dans un gène (soit une lettre changĂ©e sur en moyenne 30.000 lettres pour un gène !!). Une grande partie de ces variations (dites « SNPs » pour Single Nucleotid Polymorphism) sont sans consĂ©quences. Ainsi, une faute de frappe dans la recette d’un livre de cuisine ne vous empĂŞchera pas dans la plupart des cas de rĂ©aliser la recette correctement. En revanche, pour continuer l’analogie, si au lieu de 6 Ĺ“ufs il est indiquĂ© dans la recette 3 Ĺ“ufs (faute de frappe ! variation d’un seul caractère) il se peut que le produit final soit lĂ©gèrement modifiĂ© !! C’est ce qui se passe parfois avec les SNPs. Tous les gènes et donc toutes les protĂ©ines prĂ©sentent des polymorphismes et donc une variabilitĂ© fonctionnelle. Donnons un exemple pour ĂŞtre concrets. La toxicitĂ© au mercure. De petites variations gĂ©nĂ©tiques sur une protĂ©ine sanguine, appelĂ©e apolipoprotĂ©ine (APO) rendent plus vulnĂ©rable aux fameuses intoxications au mercure, car une des fonctions de cette protĂ©ine (la chĂ©lation ou sĂ©questration du mercure) est perdue. Deux petites lettres, grosses consĂ©quences et une adaptation de mode de vie qui doit ĂŞtre entreprise en consĂ©quence.

Le gène FUT2 dans la dysbiose

Revenons petit Ă  petit au sujet de la dysbiose. Vous avez sans doute dĂ©jĂ  entendu parler du mucus intestinal. Il s’agit d’une substance gĂ©latineuse produite par la muqueuse intestinale dont on dĂ©couvre chaque jour davantage l’implication dans l’Ă©quilibre du microbiote. Entre autres, et pour faire simple, disons qu’il sert d’ancrage et offre un support nutritif Ă  certaines bactĂ©ries du microbiote. Or, il s’avère que ce mucus est constituĂ© de protĂ©ines riches en groupements glucidiques. Pour bien comprendre, plongeons un instant au cĹ“ur de la cellule intestinale (prĂ©cisĂ©ment la cellule de Goblet qui synthĂ©tise le mucus). Suivez le guide-biochimiste !!

fut 2

Nous rentrons dans un petit compartiment de la cellule appelé appareil de Golgi et là nous voyons une enzyme à l’œuvre (l’enzyme FUT2 ou Fucosyltransferase 2- qui est concentrée à l’intérieur de la cellule dans la zone en vert foncé sur le schéma) qui greffe un sucre (Fucosyl) sur un disaccharide (lactose) pour obtenir du 2 fucosyl lactose, substance essentielle pour un mucus intestinal de qualité. Mais il s’avère que chez 20% d’entre nous cette enzyme FUT2 est sujette à un polymorphisme (que l’on appelle mutation stop gain) la rendant absente.

Il y a une ou plusieurs mutations sur le gène FUT2. En consĂ©quence, le mucus n’a pas sa glycosylation finale (l’ajout de sucre) et donc c’est un « mauvais mucus ». Il a Ă©tĂ© montrĂ© que ce polymorphisme FUT2, avec son mauvais mucus, est responsable d’un changement du microbiote. Il est d’autre part associĂ© Ă  un risque accru de candidose chronique, de maladie de Crohn, de maladie cĹ“liaque, de diabète de type 1, d’infection du tractus urinaire… Mais ce qu’il faut retenir surtout pour cet article c’est que cette mutation a un effet « bifidoprive », en d’autres termes cette mutation diminue la richesse du microbiote en bifidobactĂ©ries qui sont comme chacun le sait des « bonnes bactĂ©ries ». RĂ©sumons-nous : mutation du gène FUT2  = concerne 20% d’entre nous = induis la production d’un mauvais mucus = gĂ©nĂ©rateur de dysbioses liĂ©e Ă  un facteur gĂ©nĂ©tique. Certains laboratoires d’analyses spĂ©cialisĂ©s ont mis en place la recherche de la mutation du gène FUT2 (aux USA notamment on peut pratiquer des recherches très exhaustives de polymorphismes incluant le FUT2 pour un cout infĂ©rieur Ă  100 euros). Il est donc  possible de savoir si l’on prĂ©sente un polymorphisme sur ce gène (savoir si l’on fait partie des 20%).  

Des produits bifidogènes qui compensent le polymorphisme FUT2

À partir de là, il faut savoir que le 2′ fucosyllactose manquant peut être apporté sous forme de complément alimentaire commercialisé par plusieurs laboratoires en France (cet article n’est évidemment pas une pub, je ne cite donc pas de marque). Ce complément va venir compenser l’absence de l’activité enzymatique d’un patient présentant le polymorphisme FUT2. Le produit ne va pas permettre de rétablir la fonction enzymatique (c’est impossible- seule la thérapie génique permettrait cela ! Or, cette dernière concerne uniquement des protocoles très lourds dans des pathologies graves: thalassémie- hémophilie …). Le 2′ fucosyllactose va permettre de retrouver une bonne population bactérienne intestinale de bifidobactéries : on peut parler d’activité bifidogène. Très bien ! Mais peut-on savoir si ce produit est intéressant même sans avoir fait le test FUT2 ?  Plusieurs indices peuvent  donner envie de le tester.

En premier lieu la prĂ©sence d’une dysbiose (plutĂ´t sĂ©vère).

Cette dysbiose n’est pas Ă©pisodique, mais Ă  tendance chronique. Elle est prĂ©sente depuis longtemps et rĂ©fractaire.

D’autre part, cette dysbiose est plutĂ´t très rĂ©sistante aux probiotiques, c’est-Ă -dire que malgrĂ© une complĂ©mentation correctement conduite, les probiotiques n’ont aucun effet sur vous. C’est sans doute un des signes principaux. En d’autres termes, vous ĂŞtes non rĂ©pondeurs aux probiotiques. Pourquoi ? On peut dire que votre mucus « ne retient pas » les bonnes bactĂ©ries apportĂ©es par les probiotiques. Vous n’ĂŞtes donc pas sensibles aux tentatives pour rĂ©ensemencer votre intestin avec de bonnes bactĂ©ries, ce qui, normalement, dans des protocoles bien conduits corrige la dysbiose.

Enfin vous êtes concernés par les pathologies évoquées comme étant à risque (voir quelques lignes plus haut).

La morale de ce texte ? Si vous entendez quelqu’un dire « c’est gĂ©nĂ©tique je n’y peux rien », vous pourrez lui rĂ©pondre que non seulement il peut corriger les autres facteurs de risques de son problème (se prendre en charge en somme), mais dans certaines situations il peut aussi « soigner » son problème gĂ©nĂ©tique! Elle n’est pas belle la science ?!

Bruno Mairet, Consultant et formateur en Santé Fonctionnelle et co fondateur de DFM Formations. Il est l’auteur des livres “Défendez-vous !” et “Maitrisez votre protocole santé avec les analyses nutritionnelles et fonctionnelles”.

Pour aller plus loin :

Une formation diplômante de 13 jours répartis en 6 modules. Avec Guénaëlle Abéguilé et Bruno Mairet. Disponible en, présentiel à Paris ou Lyon, en E-Learning ou Classe virtuelle.

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