Une lĂ©gende indienne pour comprendre l’immunitĂ© et la santĂ© fonctionnelle… Par Bruno Mairet

Héritage pasteurien oblige, nous avons une vision de la lutte contre les maladies infectieuses très manichéenne, dualiste : le bien contre le mal, une guerre acharnée entre les microorganismes (virus, bactérie) d’un côté et le système immunitaire de l’autre. Cette conception très simpliste qui date du 19e siècle s’est bien ancrée dans nos croyances au 20e avec les stratégies vaccinales. Inutile de démonter combien elle perdure aujourd’hui dans les stratégies médicales mainstream. Or, la science, la vraie (pas celle que l’on agite dans les médias pour faire passer certaines pilules… enfin pas vraiment la pilule si vous voyez ce que je veux dire) depuis près de deux décennies, a littéralement révolutionné notre vision de l’immunité. Une fois n’est pas coutume, pour expliquer ce concept moderne de l’immunité, je vais parler comme un vieux sage ! 

Connaissez-vous la légende indienne « Les 6 aveugles et l’éléphant » que l’on retrouve déjà dans un texte bouddhique datant de 500 ans av. J.-C. ? Vous pourrez en trouver une version complète ici.  Comme je suis un sage un peu moderne et surtout pressé (!), je vais vous en donner une version « post » !

C’est l’histoire de 6 hommes aveugles, mais très instruits et curieux qui décident pour la première fois de rencontrer un éléphant. Lors de cette rencontre, chaque homme touche une partie différente de l’éléphant et arrive à une conclusion concernant sa nature. Le premier qui touche le flanc décrète qu’un éléphant est comme un mur. Le second qui touche une défense est certain qu’un éléphant est comme un sabre. Le troisième qui saisit la trompe l’identifie avec un serpent. Pour le quatrième qui s’empare de l’oreille, nul doute un éléphant est comme une grande feuille. Pour le sixième qui prend à bras le corps une jambe, un éléphant ressemble à un arbre. Enfin, pour que le sixième qui attrape la queue, la réalité d’un éléphant est proche d’une corde. Des discussions vives s’en suivent alors et l’apaisement entre les 6 hommes ne sera dû qu’à l’arrivée d’un sage qui confirmera à chacun la véracité de sa découverte, et les encouragera à une mise en commun de leur savoir pour une juste vision de la nature d’un éléphant.   

Transposons cette fable à notre sujet de l’immunité ! Depuis 20 ans, les sciences biologiques ont complètement révolutionné la vision de l’être humain et au passage ont questionné la nature de l’immunité. Qu’est-ce donc que cette capacité biologique d’une complexité inimaginable* ? Nous avons, six aveugles, médecins ou scientifiques, qui s’approchent de l’immunité et en touche une partie.

Le premier aveugle est immunologiste et fort du fait que ce sujet est sa discipline, il décline son savoir énorme sur les cellules de l’immunité et leurs très complexes interactions, ainsi que les dizaines de substances, appelées cytokines qui participe de la communication de ce système. Il pourrait d’ailleurs avoir écrit ce livre qui traduit bien la complexité de ce système.

Le deuxième est gastroentérologue, il est convaincu que l’immunité se forge au cœur de l’intestin dans un système complexe qu’il appelle l’écosystème intestinal.

Le troisième est endocrinologue, il argumente sur le fait que lorsque ses patients sont en hypothyroïdie ou très stressés (cortisol très élevé) ils montent des faiblesses immunitaires.

Le quatrième est chercheur-généticien. Pour lui, une grande partie de nos capacités immunitaires (forces et faiblesses) se retrouvent dans les gènes à travers ce que l’on appelle des polymorphismes fonctionnels.

Le cinquième est psychiatre. Comme le troisième, « il palpe, il capte l’immunité » à travers son expérience clinique. Si mes patients sont déprimés, explique-t-il aux cinq autres aveugles, ils sont beaucoup plus vulnérables aux infections.

Le sixième est un chercheur-gériatre, spécialisé dans la dénutrition et la sarcopénie. Pour lui, l’immunité est affaire de muscles. Cela ne fait aucun doute, un sénior sans muscles est un sénior à l’immunité faible.

Contrairement aux hommes de la légende indienne, ces différents aveugles, scientifiques ou médecins, pourraient se comprendre et s’entendre s’ils se retrouvaient et s’ils prenaient le temps de s’intéresser au savoir des autres. Car leurs savoirs sont universels (publiés) et ils peuvent se comprendre mutuellement.

Mais bizarrement personne, aucun sage, ou presque, « ne les encourage à une mise en commun de leur savoir pour une juste vision de la nature de l’éléphant (immunité) » !

Dans la société d’aujourd’hui confrontée à une épidémie, seul le point de vue de l’aveugle immunologiste est considéré !! (Et encore, son savoir très complexe est ultra-simplifié pour être utilisé commercialement). Qu’en est-il du savoir des autres aveugles pour nous donner une juste vision de l’immunité.**

En médecine ou santé fonctionnelle, nous essayons face aux pathologies que nous abordons d’être ce sage qui invite à intégrer un savoir global, systémique : une vision de l’éléphant avec les différents points de vue des aveugles !

Ainsi par exemple, une dépression est approchée et considérée avec le point de vue :

  • De l’aveugle-gastroentĂ©rologue : lien intestin cerveau 
  • Mais aussi avec le point de vue de l’aveugle-endocrinologue : une bonne fonction thyroĂŻdienne – encore elle – est importante pour de bonnes fonctions psychiques
  • De certains autres aveugles : comme un gynĂ©cologue qui nous apprend que la progestĂ©rone est un psychotrope naturel de la femme
  • De l’aveugle-gĂ©nĂ©ticien : des polymorphismes gĂ©nĂ©tiques – MTHFR par exemple – jouent un rĂ´le causal dans la dĂ©pression

Sans oublier bien sûr celui de l’aveugle spécialiste, le psychiatre… etc. …

C’est tout l’art de la médecine ou santé fonctionnelle d’essayer d’approcher cette complexité grâce à différents outils dont nous avons parlé dans un précédent article.  C’est la compréhension et l’utilisation de ces outils que nous apprenons dans les formations de DFM pour devenir ces « sages » qui « encourage à une mise en commun du  savoir pour une juste vision de la nature d’un éléphant » !!

Bruno Mairet, Consultant et formateur en santé fonctionnelle – Cofondateur de DFM Formations

 

*J’emploie souvent ce terme pour parler des fonctions biologiques. On me l’a fait remarquer ! Ce n’est pas qu’une façon de parler. La pensée humaine n’est pas capable (inimaginable) de comprendre les systèmes biologiques. Leur complexité est telle qu’une nouvelle science, la biologie systémique, approche la description des systèmes biologiques grâce aux mathématiques et à des modélisations numériques très poussées. Grâce à ces outils, elle peut au mieux actuellement, effleurer cette complexité du vivant ! Alors quand on entend affirmer que tout est sous contrôle avec des processus de thérapies expérimentales, que l’on sait exactement ce que l’on fait, de deux choses l’une : soit c’est de l’ignorance, soit des mensonges impardonnables…

** j’ai essayé d’intégrer les points de vue des 6 aveugles dans mon livre « Défendez-vous, contre les infections, taillez-vous une immunité sur mesure »

 

 

Pour vous former en ce sens :

 13 jours de formation sur 10 mois. Avec Guénaëlle Abéguilé et Bruno Mairet. Pour voir les dates sur Rennes et Paris, cliquez sur le lien ci-dessous.

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Le film de la maladie de Lyme par Estelle Gaignard

Cet article a été réalisé par une participante suite à la formation "Infections froides en Pratik" par Dr Claire Delval

Les infections froides en Pratik

Le modèle de la maladie de Lyme pour prendre en charge les infections persistantes

 

Cet article a été réalisé par une participante de la formation « Infections froides en Pratik » par Dr Claire Delval

L’histoire du film

De retour d’une excellente formation sur les infections froides présentée par le Dr Claire Delval, j’ai souhaité vous en dire plus sur ces maladies peu connues… Pourquoi froides ? Et bien, ces infections ne génèrent pas de fièvre et ont la capacité de se mettre en dormance et donc de passer inaperçues…jusqu’à ce qu’un stimuli ou une goutte d’eau dans un vase déjà bien remplie pour être plus parlant fasse qu’elle se réveille telle la Belle au bois dormant… Sauf que le réveil d’une infection froide est juste l’inverse d’un conte de fée !

Ces infections ont la particularité d’être chroniques, c’est-à-dire que les symptômes peuvent se manifester de façon non régulière et ceci en fonction de la capacité du système immunitaire à contrôler l’infection.

Les responsables peuvent être des virus, des bactéries, des champignons, des parasites et souvent on assiste à des co-infections rendant le diagnostic encore plus difficile.

La plus connue des infections froides est la maladie de Lyme, due à une bactérie : la Borrélia. Elle est transmise lors d’une piqûre de tique infectée. La croissance de la tique passe par 3 stades: la larve, la nymphe et l’adulte. Pour passer d’un stade à l’autre, la tique prend un unique repas sanguin et peut alors transmettre la bactérie si elle en est porteuse. Sa durée de vie est d’environ 3 ans.

Parlons chiffres

La maladie de Lyme ou borréliose est en expansion, elle est devenue la plus fréquente des maladies vectorielles transmises à l’humain. On la retrouve dans plus de 80 pays, essentiellement dans l’hémisphère Nord, et plus particulièrement dans les régions humides et boisées. Il existe plus de 800 espèces de tiques connues. La plus fréquemment rencontrée sur l’être humain est Ixodes Ricinus et c’est aussi elle qui est responsable de la transmission de la Borrélia. En France, on dénombre plus de 65000 nouveaux cas par an.

Cette expansion s’explique par le réchauffement climatique et la perte de bio-diversité engendrant un manque de prédateurs.

Le générique de prévention

Mieux la connaitre pour mieux s’en protĂ©ger

La tique est active entre 5 et 25°C, dans un climat plutôt humide. Elle n’a pas d’yeux mais « sent »son hôte arriver d’où l’intérêt des répulsifs. Il est important de bien s’inspecter suite à une balade en forêt ou par exemple après avoir tondu sa pelouse car sa morsure est indolore. Elle se détache seule quand son repas est terminé, repas pouvant durer de quelques heures à quelques jours. S’équiper d’un tire-tique fait aussi partie des essentiels.

En avant-première, http://www.repansez-votre-sante.com a l’immense plaisir de vous présenter le film sur la maladie de Lyme…

Fiche technique

 

Thématiques

Avertissements: Ce scénario est inspiré de faits existants et de polémiques réelles…

Le scénario

Ce film débute par un plongeon au coeur de la seconde guerre mondiale. On y découvre un vétérinaire et scientifique nazi allemand, Erich Traub. Celui-ci est en charge de diriger un programme d’infection par les tiques. Exfiltré à la fin de la guerre, il est amené aux Etats-Unis sous les auspices du programme « paperclip » destiné à emmener les scientifiques nazis en échange de leur impunité tout en récupérant leur savoir pour lutter contre l’Union Soviétique en ce début de guerre froide. On le voit ainsi travailler sur les tiques infectées dans le laboratoire de Plum Island, une petite île à l’Est de New York…

Nous voici maintenant quelques dizaines d’années plus tard, au milieu des années 1970, imaginez une petite bourgade de province américaine, nichée au coeur des forêts de l’état du Connecticut, à 15 kms seulement du laboratoire de Plum Island. Ici, les habitants du comté de Lyme semblent confrontés à une micro épidémie d’une forme singulière d’arthrite sévère touchant les enfants et certains adultes. Un petit groupe rapporte les mêmes symptômes: des genoux enflés, des éruptions cutanées comme un érythème migrant, des paralysies et une fatigue chronique importante. Les médecins du coin restent alors circonspects, ces patients sont en errance médicale… On y découvre alors 2 mères inquiètes mais combatives qui décident de mener l’enquête à bras le corps, elles contactent des scientifiques et ceux-ci recherchent plusieurs causes possibles. Certains enfants reconnaissent avoir été mordus par une tique peu avant l’apparition des symptômes, d’autres n’en ayant aucun souvenir, il faut dire que cette piqûre peut passer inaperçue car elle est indolore. Les épidémiologistes mettent alors en avant la fréquence de ces piqures dans ce comté comparativement au reste de la population américaine…Ils baptisent ce trouble de maladie de Lyme mais restent impuissants face aux causes qui leur sont alors inconnues..Jusqu’à ce qu’un chercheur, Willy Burgdorfer découvre la bactérie responsable des symptômes de la mystérieuse maladie de Lyme en 1982. On a alors donné le nom à cette bactérie Borrélia Burgdorferi.

Maintenant en 2019, Les Etats-Unis, face à l’ampleur de l’expansion, lancent une vaste enquête: des tiques infectées auraient été utilisées comme des armes bactériologiques… En effet, on y découvre que Willy Burgdorfer a travaillé à inoculer à des insectes des maladies transmissibles aux humains, selon ses propres aveux. Les tiques se seraient il échapper du fameux laboratoire de Plum Island? La « Lyme disease » est devenue un véritable problème de santé publique. Ce phénomène dépasse largement le continent américain pour résonner en Europe où des cas similaires sont décrits: une trentaine d’espèces de bactéries Borrélia donnant des symptômes différents vont apparaître à la lumière de la science, et les chercheurs passés d’une contamination locale Nord américaine à une véritable pandémie.

Le témoignage de plusieurs personnes atteintes de cette maladie en recrudescence clôture le film. Leur point commun réside dans leur difficulté à ce qu’un diagnostic soit posé…souvent des années d’errance médicale, avec des tests sérologiques peu fiables… Ces témoignages nous expliquent le fait que cette maladie soit difficile à diagnostiquer d’où sa qualification de grande imitatrice et à combattre car elle prend autant de forme que de patients. De plus, elle a des symptômes tournants, c’est à dire non réguliers, cycliques. Une fois qu’elle a franchi la barrière encéphalique, elle touche le système nerveux central. Non soignée, elle devient chronique et certains patients peuvent être considérés à tort malade psychiatrique, fibromyalgique, atteints d’encéphalopathie myalgique ou de maladies neurologiques atypiques comme une sclérose en plaques ne répondant pas au traitement par exemple.

A la toute fin du film, nous découvrons aussi ces médecins et ces thérapeutes qui se battent pour que ce phénomène de « Lyme chronique » soit reconnu. Des traitements existent, guérir la maladie semble illusoire mais endormir l’infection, la garder sous silence grâce à un système immunitaire optimisé reste LA solution pour venir a bout de ces années de souffrance…

Le générique de fin

Des médecins controversés

A l’instar du professeur Christian Peronne, médecin et chercheur spécialiste en infectiologie, de nombreux confrères dénoncent le déni autour de la maladie de Lyme chronique, aussi appelée Syndrome Polymorphe Persistant après une Possible piqure de Tique ou SPPT. Ce terme est désormais reconnu depuis Juin 2018. Ce sont pourtant les seuls qui apportent des solutions concrètes aux malades. En les soignant, ils sont malheureusement souvent confrontés à des plaintes du conseil de l’ordre des médecins car leurs prescriptions sortent de l’usage habituel des médicaments.

Les symptĂ´mes cliniques

La souffrance et la fatigue

La souffrance qu’elle soit physique ou psychique fait vivre un véritable enfer aux malades, par ces douleurs quotidiennes, ce manque d’énergie mais aussi par la non reconnaissance par le corps médical de leurs maux.

Le diagnostic est avant tout clinique. La fatigue, depuis plus de 6 mois, quotidienne, est indispensable à ce diagnostic. A cela doit s’ajouter différents critères : neuro-vasculaires, cardio-vasculaires, neurologiques, musculaires, rhumatologiques et « irritatifs ». Les symptômes doivent être présents depuis au moins 6 mois mais pas depuis toujours, réguliers, même intermittents et au moins présents une à deux fois par semaine.

Les signes sont souvent inconstants, voir migrateurs et atypiques car ils ne répondent pas aux traitements habituels. En effet, la Borréliose est souvent qualifiée de « grande imitatrice » et confondue avec de nombreuses pathologies comme la sclérose en plaques, la fibromyalgie, le syndrome de fatigue chronique, la dépression etc.

Des grilles de score sont utilisées pour le diagnostic et le suivi des patients.

Les analyses biologiques

La reconnaissance

Les analyses prescrites sont souvent malheureusement non fiables. En effet, il existe de nombreux « faux négatifs », créant aussi la polémique concernant l’existence de cette maladie. En France, les deux tests souvent classiquement prescrits sont la sérologie Elisa et le Wester Blot si un doute persiste. Certains tests ont cependant une valeur prédictive plus fiable, comme l’Elispot.  Quant au typage lymphocytaire, il donne des indices quant au comportement du système immunitaire.

La sérologie Elisa

Cette sérologie est un test immunologique qui mesure les anticorps anti Borrélia que le système immunitaire a généré pour se défendre. Elle permet juste de préciser l’existence d’un contact antérieur avec la Borréliose mais ne permet pas de dire si on est malade ou pas.

Le Western Blot

Prescrit en cas de test Elisa douteux ou positif, ce test également immunologique est un peu plus spécifique. En effet, il permet de détecter des protéines particulières, spécifiques de la maladie.

L’Elispot

Ce test est très spécifique. Il permet de détecter une activité lymphocytaire spécifique de Borrélia dans le sang circulant en mesurant la sécrétion de cytokines (messager). Il permet d’évoquer de façon efficace une infection active, aussi bien dans les phases précoces que tardives de l’infection. Il est aussi utile dans le suivi de l’efficacité du traitement contrairement à la sérologie.

Le typage lymphocytaire

Cet examen n’est pas un test de diagnostic mais donne des indices . En effet, un certain rapport (CD57+/CD56+) est abaissé dans la borréliose active mais n’est pas spécifique de cette maladie. Il permet aussi de constater si l’état immunitaire global est adapté ou non, si la sollicitation est plutôt virale ou bactérienne, si l’évolution est en faveur de l’apparition d’une auto-immunité et est donc aussi intéressant pour le diagnostic différentiel.

D’autres tests peuvent  être proposés comme les test PCR mais dans le
sang, ils sont très peu sensibles. Attention aussi à quelques
« arnaques » comme le microscope à fond noir par exemple.

Il ne faut pas vouloir dire au test plus que ce qu’ils peuvent…

Le système immunitaire

Le leurre

Les bactéries Borrélia ont la capacité de se protéger du système immunitaire de l’hôte par différents mécanismes en se diffusant à bas bruit dans l’organisme:

  • Elles peuvent prendre des formes kystiques extrĂŞmement petites et constituer des biofilms qui les protègent du système immunitaire
  • Elles peuvent rester quiescentes pendant des annĂ©es en utilisant des cachettes au sein de tissus peu irriguĂ©s ou au cĹ“ur de parasites
  • Elles peuvent se dĂ©barrasser de certaines protĂ©ines de surface quand elles sont reconnues par le système immunitaire
  • Elles peuvent produire des protĂ©ines de surface voisines des tissus environnants

Ces bactéries ont plus d’un tour dans leur sac afin de n’être ni détectées ni éradiquées.

En toute intelligence, quand le terrain est peu propice, c’est-à-dire quand le système immunitaire est performant, elles vont rester discrètes, en dormance. A contrario, lorsque le système immunitaire est défaillant comme lors d’un stress, d’une grossesse, d’une chimiothérapie ou d’une infection par exemple, elles se réactivent.

Le terrain

Les influenceurs

Le seul cas où un consensus est présent est la cas de la Borréliose aiguë : si érythème migrant, aucune hésitation, des antibiotiques seront prescrits sur 4 semaines sans précautions en amont.

Concernant la Borréliose chronique, avant de s’attaquer aux bactéries pathogènes, il sera important de préparer le terrain. En effet, dans le cas contraire, une possible aggravation des symptômes connus du patient apparaît, on l’appelle la réaction de Herxheimer : il s’agit de la libération des toxines du fait de la lyse bactérienne. Elle prouve aussi l’efficacité du traitement mais se doit d’être contrôler.

Quelques exemples d’optimisation du terrain afin de rétablir la compétence immunitaire :

  • L’intestin : Les consĂ©quences de la dysbiose intestinale et l’hyperpermĂ©abilitĂ© est l’inflammation chronique. Celle-ci fait le lit de la prolifĂ©ration bactĂ©rienne du fait d’un système immunitaire dĂ©sĂ©quilibrĂ©.
  • Le foie : Il sera important de retrouver une des fonctions essentielle du foie: dĂ©toxiquer et drainer les toxines et ces afin de le prĂ©parer Ă  la lyse bactĂ©rienne consĂ©cutive aux traitements.
  • Le stress : Le stress, qu’il soit aigu ou chronique dĂ©prime le système immunitaire. Le cortisol est l’hormone de l’adaptation au stress, en cas de dĂ©ficit ou d’excès, l’immunitĂ© sera perturbĂ©e.
  • Les carences micronutritionnelles : Par exemple, la carence en vitamine D peut emballer le système immunitaire en faveur de l’inflammation puisque celle-ci est essentielle Ă  la rĂ©gulation de l’immunitĂ©.

Lorsque l’on traite la maladie de Lyme, on traite un patient et non une maladie… c’est du sur-mesure ! La vision doit être holistique, c’est-à-dire globale, à l’image d’une horloge suisse : les mécanismes en jeux sont imbriqués et les réglages se doivent d’être minutieux.

Les traitements

L’espoir

Une fois le terrain préparé, l’attaque avec des armes lourdes est ordonnée. Les antibiotiques seront insuffisants car il faudra aussi sortir l’imposteur de ses cachettes, et ceci grâce à de la phytothérapie et des huiles essentielles. Rappelez-vous: les kystes et biofilms !

De plus, ces aides précieuses sont un atout supplémentaire pour traiter virus, parasites et champignons. De part également leurs pouvoirs anti-douleurs, anti-oxydants et réparateurs, elles permettront de traiter quelques symptômes spécifiques du patient.

Leur choix sera ainsi fait en fonction de la personne et de ses symptĂ´mes.

Deux médecins ont œuvré à établir des protocoles: il s’agit de Stephen Harrod Buhner et de Lee Cowden.

Protocole Bhuner

5 objectifs principaux :

  1. Réparer les tissus conjonctifs qui ont été lésés par les Borrélia
  2. Stopper les processus inflammatoires que les Borrélia ont initié
  3. Améliorer la fonction immunitaire pour aider l’organisme à combattre l’infection
  4. Traiter les symptômes spécifiques 
  5. Attaquer les Borrélia reponsables de la maladie

Le praticien en Santé Fonctionnelle

Le directeur du tournage

Camera crew team people group flat style. Film crew, camera man, tv crew, video camera, television teamwork, recording movie, production studio illustration. Camera crew vector conceptAfin d’avoir une « Happy End », le praticien en santé fonctionnelle sera bien placé afin de « refaire » le film, de comprendre comment cela a commencé et de décortiquer le scénario. Il pourra ainsi davantage démasquer et éradiquer ces imposteurs. 

Cette prise en charge nécessite un suivi sur le long terme et souvent une collaboration avec des médecins afin d’en venir à bout et le risque de rechutes oblige à être vigilant quant à la santé globale du patient.

Mes inspirations

Afin d’aller plus loin dans la compréhension de cette maladie, je vous recommande cet ouvrage très complet : Soigner Lyme et les maladies chroniques inexpliquées, Dr Richard Horowitz aux éditions Thierry Souccar

Estelle Gaignard – praticienne en santĂ© fonctionnelle certifiĂ©e et consultante en micronutrition – thĂ©rapie viscĂ©rale – massage

Lire l’article sur son Blog :

Le film de la maladie de Lyme

Pour aller plus loin :
Les infections froides en Pratik

Le modèle de la maladie de Lyme pour prendre en charge les infections persistantes

 

Personnaliser, individualiser une prise en charge : pourquoi et comment ? Exemple de l’immunitĂ©. Par Bruno Mairet

Vous n’entendrez jamais un praticien dire qu’il ne cherche pas à individualiser la prise en charge de ses patients, et qu’il fait pareil pour tout le monde ! C’est presque inavouable !  Et pourtant, lorsque l’on regarde bien, il y a souvent peu de sur-mesure dans l’approche de la maladie aujourd’hui. Pour s’en convaincre, prenons un sujet d’actualité : l’immunité.

On pense qu’avoir une bonne immunité c’est l’affaire du système immunitaire. Qu’il suffit d’en prendre soin, de le booster et que le tour est joué !  

Or, ce point de vue, issu d’une vision du corps humain divisé, segmenté en parties, en systèmes, qui ont chacun leurs fonctions spécifiques (le système immunitaire s’occupe de l’immunité, le système digestif s’occupe du digestif, le système musculaire du mouvement …) est révolu. 

Les progrès des sciences biologiques depuis ces 20 dernières années, ont révolutionné la vision de notre organisme. Une bonne immunité implique le système digestif, le système musculaire, le système hormonal, le système endocrinien, le système vasculaire, le tissu adipeux, le système nerveux… De là découle un concept fondamental : celui de l’immunité totale. 

Pour bien s’occuper de l’immunité d’une personne, il faut avoir une vision d’ensemble de sa physiologie et de sa biochimie et corriger ce qui est essentiel, voire causal. C’est ainsi qu’on peut personnaliser, faire du sur-mesure dans la prise en charge d’un patient. Or, ce qui est vrai pour l’immunité est vrai pour tous les problèmes de santé. L’art et la dynamique d’une nouvelle approche de la santé, consiste à savoir faire des liens entre les différents systèmes. De là, la possibilité de remonter à la cause. J’ai un problème de digestion, et si cela venait de la thyroïde ? J’ai un problème d’inflammation et si cela venait de mon surpoids (tissu adipeux) ?  J’ai un problème de dépression récurrente et si cela venait de mon intestin ? Etc…

La conférence qui suit illustre ce concept clef à travers le sujet de l’immunité. Elle nous fait toucher du doigt la notion de sur-mesure et l’importance de la démarche fonctionnelle.

Bruno Mairet, Consultant et formateur en Santé Fonctionnelle et cofondateur de DFM Formations

 

Livre  « DĂ©fendez-vous ! – Contre les infections,taillez-vous une immunitĂ© sur mesure » de Bruno Mairet aux Ă©ditions Solar

Paru le 16 septembre 2021 en librairie.
 

Savez-vous qu’un bon microbiote est votre première barrière anti-infectieuse ? que les aliments gras ou sucrĂ©s vous exposent au risque de faire des inflammations sĂ©vères ? que plus de 30 vitamines, minĂ©raux et micronutriments peuvent vous servir Ă  renforcer vos dĂ©fenses immunitaires ?

Avec la pandĂ©mie mondiale, le sujet de l’immunitĂ© revient brusquement sur le devant de la scène. Aujourd’hui, nous prenons conscience du rĂ´le clĂ© d’une immunitĂ© forte –; notre premier rempart –; dans la rĂ©ponse au dĂ©fi infectieux.
Car oui, nous pouvons nous dĂ©fendre contre les infections. Pendant les vingt dernières annĂ©es, notre comprĂ©hension du corps humain a fait des avancĂ©es gigantesques. Les rĂ©volutions scientifiques ont rĂ©vĂ©lĂ© une vision intĂ©grative et holistique de notre corps, nous ouvrant des perspectives inĂ©dites. Exit l’immunitĂ© circonscrite au système immunitaire, Ă  ses organes, Ă  ses cellules, et place Ă  l’immunitĂ© totale : c’est notre ĂŞtre tout entier qui est engagĂ© dans ce combat.
Biologiste et micronutritionniste, Bruno Mairet nous livre dans cet ouvrage toutes les clĂ©s pour se construire une immunitĂ© forte et sur mesure. En mettant en pratique des programmes englobant nutrition, micronutrition et mode de vie, nous pouvons reprendre les commandes de notre santĂ©. Grâce Ă  la rĂ©alisation d’analyses biologiques modernes permettant de mesurer les forces et les faiblesses de notre immunitĂ© (microbiote, risque inflammatoire, micronutriments…), nous avons Ă©galement les moyens de personnaliser la manière de renforcer nos dĂ©fenses immunitaires, et de devenir autonomes !

Que la force de votre immunité soit avec vous !

Avez vous pensĂ© Ă  l’histamine ? Bilan complet face Ă  une suspicion par Bruno Mairet

Migraines, maux de tête, vertiges, problèmes gastro-intestinaux (crampes, diarrhées, ballonnement), tachycardies, faiblesses musculaires, rhinites, dépression, éruptions cutanées, rougeurs,  bouffées de chaleur, troubles du cycle chez les femmes..

  • Vous cochez certaines de ces cases, avec plus ou moins d’intensitĂ© ?
  • Vous avez remarquĂ© que ce sont des symptĂ´mes variĂ©s, non spĂ©cifiques, qui ressemblent Ă  des allergies ou Ă  d’autres intolĂ©rances alimentaires.
  • Vous avez dĂ©jĂ  lu ou entendu que tous ces symptĂ´mes pouvaient ĂŞtre causĂ©s par une substance appelĂ©e histamine?
  • Vous avez peut ĂŞtre retenus que notre propre corps produit cette histamine notamment dans au cours des rĂ©actions allergiques (d’oĂą les symptĂ´mes qui minent l’allergie)
  • Vous avez aussi lu ou entendu que l’on pouvait attĂ©nuer ou au mieux faire disparaĂ®tre ces symptĂ´mes par des exclusions alimentaires ciblĂ©es ?

 Pourquoi la « Low amine diet » ?

Comment expliquer l’impact positif de ce rĂ©gime, « low amine diet »,  (traduisez « rĂ©gime avec des taux faibles en histamine ») ?  Il faut savoir que certains aliments sont plus riches en histamine que d’autres.  Il faut aussi garder Ă  l’esprit que notre muqueuse intestinale est normalement Ă©quipĂ©e d’une enzyme appelĂ©e DiAmine Oxydase (DAO) qui dĂ©grade l’histamine. En simplifiant on pourrait dire que cette DAO est une enzyme de « dĂ©tox » puisque l’histamine prĂ©sente des risques toxiques pour notre corps.  Malheureusement cette « enzyme dĂ©tox » peut ĂŞtre soit insuffisamment prĂ©sente (« carence »), dĂ©ficiente (elle « travaille mal ») soit « dĂ©bordĂ©e » par la charge de travail lors qu’il y a trop d’histamine dans l’alimentation (ou d’autres substances appelĂ©es « amines biogènes » que la DAO doit « dĂ©toxifier » Ă©galement). En consĂ©quence, dans ces contextes de « carence », d’inefficacitĂ© ou de surcharge de travail de cette « enzyme dĂ©tox », le taux d’histamine augmente, passe dans la circulation sanguine et provoque l’ensemble des manifestations « allergie-like » dĂ©crites au dĂ©but de cet article. Mais il y a d’autres explications Ă  ce taux Ă©levĂ© d’histamine, nous le verrons plus loin.

Un rĂ©gime d’Ă©viction des aliments riches en histamines peut en effet rĂ©gler partiellement ou totalement le problème (voir la liste proposĂ©e en fin d’article).  On peut d’ailleurs doser l’histamine dans les selles ou doser l’activitĂ© de cette « enzyme dĂ©tox » dans le plasma sanguin. Cela permet dĂ©jĂ  d’avoir une certaine idĂ©e de ce qui se passe (carence, dĂ©ficience ) et de suivre l’Ă©volution de la situation biologique (taux d’histamine qui reste très Ă©levĂ©, qui diminue,  qui se normalise).  Quoiqu’il en soit le rĂ©gime d’exclusion reste une grosse contrainte et il peut ĂŞtre difficile Ă  tenir dans le temps. Certes, parfois la modĂ©ration d’une consommation massive d’un aliment Ă  fort teneur en histamine peut rĂ©gler dĂ©finitivement le problème sans trop de contrainte. Mais sinon, la seule stratĂ©gie d’Ă©viction qui est une dĂ©marche symptomatique peut conduire Ă  une impasse car on ne recherche pas en profondeur la cause du problème.

Rechercher une dysfonction de « l’enzyme dĂ©tox » DAO

Exploration nutritionnelle et fonctionnelle globale

Si cette cause gĂ©nĂ©tique est Ă©cartĂ©e, si la surconsommation d’un ou plusieurs aliments Ă  fort teneur en histamine n’est pas prĂ©sente, si la « low amine diet » donne pas ou peu de rĂ©sultats,  il faut chercher ailleurs. Et c’est lĂ  que la dĂ©marche globale de micronutrition est intĂ©ressante. Car une intolĂ©rance Ă  l’histamine peut apparaĂ®tre dans de très nombreuses situations. La liste est non exhaustive:

  • Une carence en cuivre. La DAO est une enzyme qui a comme co-facteur le cuivre. Ainsi une carence en cuivre induit potentiellement une baisse d’activitĂ© de la DAO et donc risque d’apparition des « symptĂ´mes Ă  l’histamine ». Or, dans mes statistiques d’analyses nutritionnelles sur 2019, 7 personnes sur 10 sont en dessous des normes santĂ© pour le cuivre! Avec 1 patient sur 2 en vraie carence fonctionnelle ! C’est la carence en oligoĂ©lĂ©ment la plus frĂ©quente dans ma pratique (après l’iode !!). Il ne faut pas hĂ©siter Ă  le faire doser et Ă  le corriger (avec prudence, le cuivre Ă©tant pro oxydant Ă  des forts taux).
  • Les forts taux d’Ĺ“strogènes vont faire augmenter les taux d’histamine. Toutes les situations d’hyperoestrogĂ©nie (mĂŞme relatives) vont ĂŞtre Ă  risque de « symptĂ´mes Ă  l’histamines » (syndromes prĂ©-menstruels par exemple ou femme sous pilule Ĺ“strogĂ©nique). Sur des terrains dĂ©jĂ  limites au niveau du taux d’histamine (forte consommation de certains aliments), l’hyperoestrogĂ©nie va ĂŞtre la goutte d’eau qui va faire dĂ©border le vase !
  • MĂŞme problĂ©matique pour le cortisol. Par un mĂ©canisme complexe (stabilisation des mastocytes) le cortisol rĂ©duit la production d’histamine endogène. Ainsi dans le cas d’un Ă©puisement surrĂ©nalien (stress chronique dĂ©compensĂ©) avec très forte baisse de production de cortisol (ce qui arrive lors du type burn-out par exemple) les taux d’histamine vont grimper induisant potentiellement l’apparition du cortège de « symptĂ´mes Ă  l’histamines » (en plus des problèmes dus au faible taux de cortisol). Les taux de cortisol peuvent se mesurer simplement Ă  partir d’un test salivaire.
  • Une dysbiose intestinale, peut aussi engendrer une intolĂ©rance Ă  l’histamine. Particulièrement une dysbiose de putrĂ©faction qui conduit Ă  la production d’amines biogènes (cadavĂ©rine, putrescine, …). Ces dernières peuvent surcharger de travail « l’enzyme dĂ©tox » DAO puisque elle est aussi en charge d’Ă©liminer ces substance nocives. En consĂ©quence, le taux d’histamine augmente avec les risques des « symptĂ´mes Ă  l’histamines ». La prĂ©sence de ce type de dysbiose peut ĂŞtre objectiver par l’analyses des mĂ©tabolites urinaires (suivant le laboratoire on parle de MOU ou DMI …).
  • Un insuffisance biliaire peut aussi conduire Ă  des dĂ©ficits d’activitĂ© de « l’enzyme dĂ©tox ». Par plusieurs mĂ©canismes, l’action de cette dernière est en effet favorisĂ©e par les sels biliaires. On peut suspecter ce type d’insuffisance biliaire (selles grasses, difficultĂ© de digestion des gras, problème pour remonter des taux de vitamine D malgrĂ© supplĂ©mentation bien conduite, … ), mais on peut aussi le mettre en Ă©vidence grâce Ă  un bilan des acides biliaires qui donne des informations très intĂ©ressantes sur la synthèse des acides biliaires (carences de synthèse biliaire, difficultĂ© de vidange biliaire, … ).
  • Une inflammation, d’origine intestinale notamment, augmente la production d’histamine. On doit considĂ©rer une « low amine diet », lorsque l’on retrouve une CRPus Ă©levĂ©e avec des « symptĂ´mes Ă  l’histamines » prĂ©sents.
  • Très important Ă©galement, la prĂ©sence d’un leaky gut ou hyperpermĂ©abilitĂ© intestinale, amène une baisse d’activitĂ© de la DAO, et donc risque de  symptĂ´mes Ă  l’histamines ». Le leaky gut peut aussi ĂŞtre recherchĂ© par diffĂ©rentes analyses (Zonuline, LBP)…
  • Enfin, et c’est sans doute une des premières choses Ă  considĂ©rer, beaucoup de mĂ©dicaments perturbent l’activitĂ© de la DAO ou sont libĂ©rateurs d’histamines. La liste est longue, renseignez vous.

En conclusion, le rĂ©gime d’exclusion des aliments riches en histamines (voir ci-dessous) ou libĂ©rateurs d’histamines (alcool, chocolat, fraises, tomates, Ĺ“ufs, bananes…)  est loin d’ĂŞtre toujours la seule stratĂ©gie possible face Ă  des symptĂ´mes d’intolĂ©rance Ă  l’histamine. Une exploration globale, systĂ©mique, qui est au cĹ“ur de la dĂ©marche de micronutrition, va bien souvent permette de s’attaquer Ă  la cause du problème (inflammatoire, intestinale, biliaire, hormonale, …) avec en plus des « bĂ©nĂ©fices collatĂ©raux » … Ainsi, par exemple, rĂ©gler un problème biliaire aura des rĂ©percutions non seulement sur l’activitĂ© de la DAO, mais sur la bonne absorption des acides gras essentiels, de la vitamine D, une meilleure digestion et meilleurs flore intestinale (les acides biliaires Ă©liminent les pathogènes dans l’intestin grĂŞle), etc…  Qu’on se le dise !!

** Il existe beaucoup de solutions pour gĂ©rer ces symptĂ´mes, mais ce n’est pas ici le sujet de cet article. Sachez cependant que cette « enzyme dĂ©tox », la DAO peut se donner directement sous forme de complĂ©ments;  la mĂ©latonine (oui, vous avez bien lu, on lui dĂ©couvre rĂ©gulièrement de nouvelles actions, son rĂ´le ne se limitant pas au sommeil!) donne de très bon rĂ©sultats avec doses adaptĂ©es;  la quercĂ©tine aussi est un anti histaminique naturel qui est très intĂ©ressant… et bien d’autres choses …

Bruno Mairet, Consultant et formateur en Santé Fonctionnelle et cofondateur de DFM Formations. Il est l’auteur des livres “Défendez-vous !” et “Maitrisez votre protocole santé avec les analyses nutritionnelles et fonctionnelles”.